Pourquoi la Première Guerre mondiale a-t-elle débuté ?

Monde & Histoire

La Première Guerre mondiale, qui a éclaté en 1914, est l’un des conflits les plus marquants du XXe siècle. Plus de 70 millions de soldats mobilisés, des millions de morts, une guerre totale qui a bouleversé l’Europe et le monde. Mais pourquoi cette guerre a-t-elle commencé ? Quelles sont les causes réelles de ce conflit aussi brutal qu’inattendu pour l’opinion publique de l’époque ?

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L’élément déclencheur : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand

Le 28 juin 1914, à Sarajevo, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, est assassiné par un jeune nationaliste serbe, Gavrilo Princip. Ce geste radical est motivé par la volonté de libérer la Bosnie-Herzégovine de la domination austro-hongroise. Cet attentat ne semble, à première vue, concerner qu’un problème régional. Mais en réalité, il va faire exploser un système d’alliances extrêmement tendu en Europe.

Un enchaînement d’alliances militaires

Au début du XXe siècle, l’Europe est divisée en deux grands blocs : la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et la Triple-Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie). Ces alliances sont censées préserver la paix par un effet dissuasif, mais elles vont au contraire entraîner tous les pays dans un effet domino. Après l’assassinat, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. La Russie défend la Serbie, l’Allemagne soutient l’Autriche, la France et le Royaume-Uni s’engagent… En quelques semaines, l’Europe bascule dans la guerre.

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Des tensions anciennes et profondes

Au-delà de l’attentat de Sarajevo, les causes de la guerre sont multiples. Depuis plusieurs décennies, les nations européennes sont en proie à des rivalités coloniales, des tensions économiques, des désirs de revanche et une montée des nationalismes. La France, par exemple, n’a jamais digéré la perte de l’Alsace-Lorraine après sa défaite contre la Prusse en 1870. L’Allemagne, jeune empire industriel, veut s’imposer face aux puissances coloniales établies. L’Europe est donc une véritable poudrière, et il ne manquait qu’une étincelle.

Une course aux armements et une guerre « attendue »

Depuis le début des années 1900, les pays européens ont considérablement renforcé leur armée. On parle même d’une course à l’armement, en particulier entre l’Allemagne et le Royaume-Uni. La guerre est donc redoutée… mais aussi préparée. Les chefs d’État et militaires disposent de plans de mobilisation détaillés qui ne laissent guère de place à la diplomatie une fois l’engrenage enclenché. Quand la crise éclate en 1914, l’escalade semble inévitable pour les dirigeants.

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Le rôle de l’idéologie nationaliste

Le nationalisme exacerbé a joué un rôle majeur. En France comme en Allemagne, les populations sont gagnées par un sentiment patriotique fort. En Serbie, les mouvements panslavistes rêvent d’unir tous les Slaves du Sud. En Autriche-Hongrie, on craint l’éclatement de l’empire multiculturel. Cette exaltation des nations, couplée à la méfiance entre États, crée un climat explosif. La guerre devient alors, dans l’esprit de certains dirigeants, une manière de prouver la grandeur de leur pays.

Conclusion

La Première Guerre mondiale n’a pas commencé uniquement à cause d’un attentat isolé, mais en raison d’un enchevêtrement de facteurs politiques, militaires et idéologiques. L’assassinat de l’archiduc n’a été que l’étincelle qui a mis le feu à une Europe déjà prête à s’embraser. Ce conflit a marqué la fin d’un monde ancien, et ouvert la voie à un XXe siècle profondément transformé par les conséquences de cette guerre mondiale.

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