Pourquoi avons-nous des empreintes digitales uniques ?

Partager cette réponse

Facebook X/Twitter LinkedIn WhatsApp Pinterest E-mail Copier le lien

Elles servent à déverrouiller un smartphone, à identifier un suspect ou simplement à laisser une trace invisible sur un verre. Et pourtant, personne sur Terre, pas même un vrai jumeau partageant exactement le même ADN, ne possède les mêmes empreintes digitales que vous. Ce petit motif de crêtes et de sillons, gravé au bout de chaque doigt, est le fruit d’un mélange fascinant entre génétique et pur hasard, qui se joue en quelques semaines seulement, avant même la naissance.

A lire également Pourquoi les serviettes deviennent-elles rêches après le lavage ?

Une formation qui débute avant la naissance

Les empreintes digitales ne sont pas gravées d’un coup : elles se construisent progressivement pendant la grossesse, entre environ la dixième et la vingt-cinquième semaine de gestation selon les études. C’est durant cette fenêtre que la peau du bout des doigts développe ses crêtes papillaires, ces reliefs caractéristiques qui dessinent trois grandes familles de motifs : l’arc, la boucle et le verticille. Une fois cette période de formation terminée, le dessin est fixé pour toujours. La peau continuera de grandir avec le reste du corps, mais l’organisation des crêtes, elle, ne changera plus jamais au cours d’une vie.

Le rôle de la génétique

Les gènes ne sont pas absents de l’équation. Ce sont en grande partie les mêmes gènes qui pilotent la formation des membres et des doigts qui influencent aussi le motif général des empreintes digitales. C’est d’ailleurs pour cette raison que des membres d’une même famille peuvent parfois présenter des empreintes qui se ressemblent vaguement, sans jamais être identiques pour autant. Mais la génétique ne dicte que les grandes lignes du dessin : elle ne suffit absolument pas à expliquer pourquoi chaque empreinte finit par être unique, même chez des individus au patrimoine génétique quasiment identique.

A lire également Pourquoi les femmes ont-elles plus vite froid que les hommes ?

La part du hasard dans le ventre maternel

C’est là qu’intervient le second ingrédient, bien plus déterminant : le hasard. Pendant que les crêtes papillaires se forment, une multitude de micro-facteurs interviennent et influencent leur tracé exact, comme la pression exercée par le liquide amniotique, les mouvements du fœtus dans l’utérus, le flux sanguin dans les doigts en développement, ou encore la vitesse de croissance de chaque doigt. Ces variations sont minimes, mais suffisantes pour rendre chaque empreinte totalement différente d’une personne à l’autre, y compris entre deux doigts d’une même main. C’est ce même phénomène qui explique pourquoi de vrais jumeaux, partageant un ADN quasiment identique et se développant côte à côte dans le même utérus, se retrouvent malgré tout avec des empreintes digitales bien distinctes.

Une probabilité quasiment nulle de trouver deux empreintes identiques

Mots-clés

Une question sans réponse ?

Envoyez-nous votre question, elle pourrait devenir un prochain article !

Question CTA 2

Plus de questions